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Rénovation de salle de bains sur mesure

Une salle de bains, c'est cinq métiers dans six mètres carrés. Le résultat tient moins au carrelage choisi qu'à l'étanchéité posée dessous, et c'est là que se fait la différence entre une pièce qui dure vingt ans et une qui fuit au bout de deux.

Le chantier commence par la dépose complète : sanitaires, carrelage, cloisons si l'implantation change. On découvre à ce moment-là l'état réel des réseaux, et c'est souvent une surprise dans les logements d'avant 1980 — canalisations en plomb ou en acier galvanisé entartré, évacuations au diamètre insuffisant, absence de ventilation. On reprend jusqu'au point de piquage sain plutôt que de se brancher sur une canalisation en fin de vie.

Vient ensuite la partie invisible, et c'est celle qui compte. Sous le carrelage d'une douche, il faut un système d'étanchéité liquide ou une membrane, remontant sur les parois jusqu'à la hauteur d'aspersion, avec des bandes de renfort dans les angles et aux traversées de canalisation. Une douche à l'italienne sans cette couche, c'est une infiltration programmée vers le plafond du dessous. C'est un poste qu'on ne retire jamais d'un devis pour faire baisser le prix.

La pente du receveur à carreler se fait à 1,5 % minimum vers l'évacuation, et le choix de la bonde dépend de la hauteur disponible sous le sol. Dans un plancher bois ancien, cette hauteur manque souvent : la solution passe par un receveur extra-plat posé ou par une bonde horizontale, et il faut le savoir avant de dessiner le projet.

Pour le reste, on fabrique sur mesure quand le standard ne rentre pas. Les salles de bains du bâti ancien de Bayonne, de Dax ou de Saint-Jean-de-Luz ont rarement des dimensions de catalogue : un meuble vasque fait à la bonne cote gagne vingt centimètres de passage par rapport à un meuble acheté en grande surface.

Un dernier point, de plus en plus demandé : la douche accessible. Remplacer une baignoire par une douche de plain-pied, c'est reprendre l'évacuation, l'étanchéité et la pente, poser un sol antidérapant et sceller une barre d'appui dans le support — pas dans la plaque de plâtre. Fait correctement, c'est huit à douze jours de chantier.

Bon à savoir

Questions fréquentes

Combien coûte la rénovation complète d'une salle de bains ?

Entre 9 000 et 18 000 € pour une pièce de 5 à 8 m² refaite entièrement : dépose, plomberie, électricité, cloisons, étanchéité, carrelage, sanitaires et finitions. Le poste qui fait le plus varier le total, c'est le carrelage — d'un grès cérame correct à un grand format rectifié, il y a un facteur trois sur la fourniture et un temps de pose plus long.

Une douche à l'italienne est-elle possible sur un plancher bois ?

Oui, mais pas avec une bonde verticale classique : il n'y a pas la hauteur. On passe par un receveur extra-plat ou une bonde à évacuation horizontale, après avoir vérifié la portance du plancher. L'étanchéité y est encore plus critique que sur une dalle béton, parce qu'une fuite traverse directement vers le logement du dessous.

Faut-il refaire la plomberie en même temps ?

Si les canalisations sont en plomb ou en acier galvanisé, oui — c'est le moment, les murs sont ouverts. Les reprendre plus tard signifie casser le carrelage neuf. On regarde l'état des réseaux à la dépose et on vous dit franchement ce qui peut rester et ce qui doit partir.

Combien de temps la salle de bains est-elle inutilisable ?

Deux à trois semaines, séchages compris. Si c'est la seule salle d'eau du logement, on organise une solution provisoire — raccordement d'un point d'eau ailleurs — ou on prévient assez tôt pour que vous puissiez vous organiser. On ne découvre pas ce problème le premier jour de chantier.

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