Carrelage, parquet et revêtements de sols et murs
Le rendu d'un sol se décide avant la pose, dans la préparation du support. C'est aussi le métier d'origine de l'entreprise — code d'activité 43.33Z, travaux de revêtement des sols et des murs.
Un carrelage qui sonne creux, des joints qui se fendent, des carreaux désaffleurés : dans tous les cas la cause est en dessous. Sur un plancher bois ancien, comme on en trouve dans le centre de Bayonne, les maisons de pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz ou le vieux Dax, le support bouge. On vérifie la portance et la flèche, on consolide si nécessaire, puis on pose une sous-couche de désolidarisation ou une chape sèche. Sans cette étape, le plancher travaille et le carrelage se fend — quelle que soit la qualité du carreau.
Sur une dalle béton, le point à surveiller est la planéité. Les écarts de deux ou trois centimètres d'un bout de pièce à l'autre sont courants dans les pavillons des années 70. Un ragréage autolissant ou fibré remet le support à niveau ; le sauter oblige à rattraper à la colle, ce qui tient mal et se voit.
Le grand format a ses propres exigences. Au-delà de 60 x 60, la pose se fait en double encollage, avec des croisillons autonivelants et un support dont la planéité est bien plus serrée que pour un format classique. Ce n'est pas une option de confort : un carreau de 120 cm posé sur un support irrégulier se casse ou se décolle.
Pour le parquet, on garde l'existant dès qu'il est sain. Un massif se ponce plusieurs fois dans sa vie, et un point de Hongrie d'époque dans un appartement biarrot a une valeur qu'aucun stratifié ne remplace. On ne le dépose que s'il a été inondé, si les lames sont vermoulues, ou si le support doit être repris pour l'isolation. Sur du neuf, le choix entre massif, contrecollé et stratifié dépend surtout de la pièce : un contrecollé supporte un plancher chauffant, un massif non.
Dans les logements du littoral — Penon, Capbreton, Labenne-Océan — le sable et l'humidité usent tout plus vite. On y privilégie le grès cérame plutôt que le stratifié, et des joints de teinte moyenne plutôt que du blanc qui se charge en une saison.
En mural, la faïence et le grès se posent sur un support préparé et, dans les zones d'aspersion, sur une étanchéité. C'est le même principe qu'en sol : ce qu'on ne voit pas tient ce qu'on voit.
Bon à savoir
Questions fréquentes
Peut-on carreler par-dessus un ancien carrelage ?
Oui si l'ancien est bien collé, propre et plan. On le dégraisse, on applique un primaire d'accrochage et on pose dessus. Ça évite une démolition poussiéreuse et des gravats. Deux réserves : on monte le niveau du sol de 1 à 2 cm, ce qui peut bloquer une porte, et si des carreaux sonnent creux il faut les reprendre avant, sinon le défaut remonte.
Faut-il un ragréage avant de poser un carrelage ?
Dès que le support présente plus de 5 mm d'écart sous une règle de 2 mètres, oui. Et pour du grand format, la tolérance tombe à 2 ou 3 mm. Rattraper les défauts à la colle revient à faire des surépaisseurs qui se décollent. Le ragréage coûte 15 à 30 € le m² et c'est ce qui garantit le reste.
Quel sol choisir pour une maison près de l'océan ?
Du grès cérame en sol, pour sa résistance au sable et à l'eau. Le stratifié gonfle dès qu'il prend l'humidité par les joints, ce qui arrive vite dans une maison où l'on rentre les pieds mouillés. Pour les joints, une teinte moyenne plutôt que du blanc : elle ne se chargera pas visiblement au bout d'une saison.
Un vieux parquet peut-il être sauvé ?
Dans la plupart des cas, oui. Un parquet massif accepte plusieurs ponçages, et même des lames très marquées retrouvent un aspect correct après ponçage et vitrification. Les cas où il faut déposer : lames vermoulues, dégât des eaux ancien qui a fait travailler le bois, ou nécessité de reprendre le support pour isoler.
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